Mauritanie

2003

C'est en marchant
pieds sur le sol
quil est utile de découvrir
ce sur quoi je me repose.

Comme ce bousier immobilisé
par la vibration de ma présence
je reste figé
sans aucun role.
à contempler les choses simples.


Tétanie de la rencontre

Oniris

La lumière ce soir
assaille la ville
les fureurs mécaniques
violent mon silence
et cachent le ciel

Je suis parti très loin
laissant mes biens
goûter l'azur et les silences
de ces contrées merveilleuses
Ô Oniris, ma belle planète.

Au sein du vide
Je déblatère mon méhari
venant de prendre ma guerba
vidant d'un trait toute cette vie
cherchant sa voie ici et là
Eau ! Oniris

La ville ne connaît pas le noir au soir
que le ciel dévoile du haut Adrar
Dans mon burnous au sein du ksar
le silence dévoile le son des djinns
C'est de méditations que je dîne
Oh ! Oniris

Planté dans l'oued
le chant de l'erg éblouit la nuit
de tout ces points de sirocco
d'un éclat blanc, lointain djebel

Alors je prends le chemin sur l'hammada
avec ma guerba comme unique source
de cette vie chassée des dunes

A force de partir si loin
je me suis enfin trouvé
Dans ces contrées d'Oniris

Ph R le 29octobre 2003

 

 

Traces, merveilleuses traces agrémentant mon treck paisible
Images volées de l'éphémaire
Géométries des sables arabes
qui ont vu naitre la science des nombres

C'et le zéro qui a fait naitre
la multitude des contrées reines.

Je reste ébloui de ces merveilles
calligraphies crées des vides.

 

 

Profitez du matin
ou du soir
afin d'avoir ces ombres et couleurs magnifiques
que seuls ponant et levant offrent au regard

Profitez surtout de cette faculté de votre regard
qui découvrira ces merveilles
que cachent vos interrogations intérieures.


page précédente
Retour Safara
page suivante

www.Safara.org © Ph Raimond 2004