Mauritanie

2003


L'oasis va bientot disparaitre
dans mon dos
laissant s'évanouir
la vie née des cités

Ouadane s'en va

Je croise un berger planté au milieu de rien, assis en dessous d'un minuscule branchage ne lui prodiguant aucune ombre. Théière sur un minuscule feu de bois, une pipe locale. Il me parle de son métier de chamelier. Il partira inch Alla, la semaine prochaine avec un autre groupe. Le temps s'arrête comme souvent en ces contrées. Il me parle de Théodore Monod avec lequel il a fait une méharée de 50 jours, à la recherche de la fameuse météorite de Chinguetti. Il est nostalgique de ce voyage en duo, et me décrit cette atmosphère particulière de cette rencontre entre deux hommes.

Un grand acacia abrite notre étape où nous trouvons nos chameliers. Ces derniers restent en plein soleil. Un squelette de chameau repose à coté. A l'ombre, le vent rend les 30° agréables. Je ne souffre pas de la chaleur, ma grande crainte.
Le repas sera le premier d'un menu identique chaque jour , sorti de bois de conserves. Betteraves rouges, petits poids, olives vertes ou noires, asperges, lentilles et un peu de thon en boite. Des melons insipides seront notre désert. Le thé accompagne ce repas, au rythme de sa préparation
Le premier est doux comme la vie, le second fort comme l'amour, et le dernier suave comme la mort : dicton maure.

Rien

il n'y a toujours rien devant moi

sinon un passé s'apaisant au rythme de mes pas

suivant un autre

toujours


 

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